mercredi 9 juillet 2008

SITUATION DE LA FEMME EN RDC SUR LA SANTE DE REPRODUCTION

Etats des lieux

  • Une fécondité précoce (20% des filles mères) âgée de 15 – 19 ans ;
  • Une fécondité élevée : 6 enfants par femme en moyenne ; faible taux d’utilisation de contraception 5,8%
  • Taux de mortalité maternelle 1289 décès pour 100.000 naissances vivantes ;
  • Taux d’avortement clandestin 30% ;
  • Violences sexuelles en moyenne dans la clinique juridique de RAF, 1 cas signalé chaque 2 jours à Kinshasa, dans les zones de conflits armés c’est la pratique quotidienne. Les effets de conflits armés brasage et les déplacements de population ont favorisé l’expansion des phénomènes de viol et violence sexuelles dans toutes les provinces existant ;
  • Violences domestiques : l’inceste, le coup, les blessures ; les injures, l’abandon, le rejet, la non prise en charge de la ration alimentaire, la séparation de corps unilatérale, la maltraitance de l’épouse par la belle famille, entrainent des maladies psychosomatiques (hypertension artérielle, cardiovasculaire, anterogastrite etc.) susceptible d’entrainer la mort précoce ; la maltraitance de la veuve, inexistence des centres d’hébergement des victimes chiffrées ;
  • Aucune Banque des données disponibles. Dernière études remonde des années 1999 – 2000 travail du prof Gambembo.

Le VIH/SIDA

  • Le nombre des personnes infectées est estimé à plus de 3 million, prévalence médiane estimée du VIH/SIDA auprès des femmes enceintes dans les sites sentinelles 4,6pourcentage, femmes enceintes vivant avec le VIH/SIDA(15-49ans) 130 120, pourcentage des femmes enceintes infectées par le VIH qui reçoivent un traitement antirétroviral complet pour réduire le risque de transmission TME 1,32.
  • La loi sur la protection des PVV qui existe, adoptée déjà à l’Assemblée Nationale et transmis au Senat pour discussion.

CE QUI EST FAIT PAR LES ONGS CONGOLAISES

  • Organisation des 16 jours d’activismes de la campagne mondiale de lutte contre toutes les formes des violences à l’égard des femmes depuis 1996, sensibilisation, plaidoyer, vulgarisation des textes, travail en synergie
  • Création et animation des cliniques juridiques, orientation médicale
  • Les différentes activités ci-haut favorisent les dénonciations et l’implication des partenaires nationaux et internationaux dans la lutte contre les violences faites à la femme pour améliorer leur santé.

DIFFICULTES

  • Manque financement pour les recherches ;
  • Manque de financement pour les ONGS qui travaillent sur la santé de la reproduction et le VIH ;
  • Manque de financement pour le renforcement ds capacités des ONGS membre.

CE QUE NOUS ATTENDONS D’EUX

  • Partenariat durable ;
  • Une collaboration (Financement, Logistique, Formation, Travail de recherche etc.).


Fait à Kinshasa, le 22 Jan. 2008

Joséphine NGALULA

Pour les Organisations Féminines