jeudi 31 juillet 2008

Baromètre de la justice du genre de l'Afrique Australe - Edition du 25 juillet 2008.

SOUTHERN AFRICA GENDER JUSTICE BAROMETER

(ISSUE 25: JULY 2008)

IN THIS ISSUE: SADC GENDER AND DEVELOPMENT PROTOCOL:


News Highlights

  • Regional: Towards developing a standard set of indicators to measure GBV
  • DRC National Policy of Gender, Family and Children validated
  • Ghana: Gender features strongly in the resolutions by the General Assembly of the 1st Ordinary Congress of the UCGLA
  • South Africa: Response to the xenophobia attacks not gender sensitive
  • Seychelles: Gender Seychelles website launched
  • Regional: Justice ministers consider SADC Gender Protocol
  • Regional: The Alliance at the SADC HOS Summit
  • Zambia: National consultative meeting to drum up support for the Gender Protocol
LEGISLATION
  • Botswana: Emang Basadi to Challenge Kgosi Sebele's judgement
  • Zambia: Court reaches landmark decision in teacher rape case
  • Uganda: Women demand for marital rape to be made into a crime
SOCIAL, ECONOMIC, CULTURAL AND POLITICAL
  • Namibia: Local government workshop tackles women representation
  • Tanzania: Njombe women entrepreneurs get $13 million in loans
  • Africa: Cutting edge: Male circumcision and HIV
  • Africa: A tale of two countries
SERVICES
  • DRC: Government unveils programme to fight against sexual violence
  • DRC: "Green Line" for sexual violence survivors launched
  • South Africa: National Shelter Network to be launched
  • Lesotho: Children dial 800 22 345 for help
  • Zimbabwe: More women in Zimbabwe access Reproductive Health Care
EDUCATION, TRAINING AND AWARENESS BUILDING

PREVENTION OF GBV: WHAT WORKS?
  • South Africa: Stepping Stones: Working with men
UPCOMING EVENTS
  • DPLG 16 Days Exit Report Dinner
  • Gender and Media Summit
  • Launch of a National Shelter Network
  • Seychelles: Online petition on campaign against gender violence
  • Global: Join the online discussion on preparing for CSW in New York
  • Zambia: Media coverage of gender violence improves
  • Seychelles: Confronting violence
INTEGRATED APPROACHES &BUDGETARY ALLOCATIONS
  • Seychelles: National Strategy on Domestic Violence to be popularized
  • Madagascar: Only a multisector approach will help eliminate violence
  • Mozambique: Ministry of Women reviews National Action Plan to End Gender Violence

mercredi 9 juillet 2008

RAPPORT DES ACTIVITES DE VULGARISATION DE LA LOI PORTANT PROTECTION DE LA PERSONNE VIVANT AVEC LE VIH/SIDA ET PERSONNES AFFECTEES

Le Forum de la Femme Ménagère « FORFEM » est en activité de vulgarisation de la proposition de la loi portant protection des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA et des personnes affectées depuis Février 2008 ;



Cette loi est adoptée à l’Assemblée Nationale depuis le 27 Décembre 2007. Avec l’appuis de Urgent Action Fund for Africa, 5 conférences débats sont réalisées dans la partie périphérique Ouest de Kinshasa la capitale de la RDC, dans deux provinces, à l’Est Nord Kivu et à l’Ouest Bas-Congo, animées par les juristes et les non juristes , en langue nationale et en français c’était l’occasion de permettre aux participants et aux consommateurs de média de connaître de cette loi et d’en faire usage pour des actions de plaidoyer et lobbying auprès du Sénat et de la présidence pour la promulgation.

La personne atteint du VIH/SIDA est un sujet des droits comme tout autre personne ; par conséquent cette loi est la perle qui valorise et remet les personnes atteintes du VIH/SIDA et affectées, dans leurs droits, violés par la stigmatisation, et autres formes de discrimination et injustices sociales.

Cette loi apporte protection, huminité, et soulagement des PVV et prolonge leur vie en leur redonnant confiance en soi et en ayant un support juridique qui leur permettent de faire prévaloir leurs droits en tous lieux et en tout temps d’une façon spécifique, chose qui n’existe pas encore aussi bien en République Démocratique du Congo, que dans bien d’autres pays du monde, qui pourront s’inspirer.

Les résultats attendus sont ceux de voir la loi être adoptée au parlement, et promulguée par le chef de l’Etat pour faire sortir ses effets, la population vulgarisée la connaît et ainsi que spécialement les personnes vivant avec le VIH/SDA et les femmes affectées et infectées ; et afin une mobilisation sociale en faveur de cette loi est organisée pour l’application effective.

REFLEXIONS ET TEMOIGNAGES :

LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ET LA PROBLEMATIQUE DE LA TRANSMISSION VOLONTAIRE DU VIH/SIDA

Les violences faites à l’égard de la femme :

Les violences à l’égard de la femme sont reconnues comme la forme la plus criante de violation des Droits Humains à travers le monde dans toutes ses dimensions.

Quelles soient physique, morale, psychologique, politique, économique, culturelle, sociale, juridique, ou sexuelle, les violences renient la dignité de la femme.

En République Démocratique du Congo, un Pays post-conflit, et à conflits armés à répétition depuis son accession à l’indépendance en 1960, les femmes et filles sont prises comme cibles sexuelles, et subissent toutes les exactions en cette matière, avec toutes les risques d’infection aux VIH/SIDA, étant donné que la voie sexuelle , en est le boulevard par excellence.

Le Réseau Action Femme, « RAF », dans sa mission de promouvoir et défendre les droits humains de la femme, avait élaboré un projet en 2003 de lutte contre les violences sexuelles, et cette initiative appréciée par différents partenaires a donné naissance à la loi sur les violences sexuelles, Loi n°06/018 du 20 juillet 2006, modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940, portant code pénale congolais, et loi n°06/019 du 20 juillet 2006, modifiant et complétant le décret du 06 août 1959 portant code de procédure pénale congolais, laquelle réprime, dans son article 174 i, paragraphe 9 : la transmission délibérée des infections sexuellement transmissibles incurables, dont la plus grave et mieux connue est le VIH/SIDA . Toute l’histoire de la corrélation entre les violences sexuelles et le VIH/SIDA est là.

Cette loi réprime aussi, l’excitation des mineurs à la débauche, le souteneur et le proxénétisme, la prostitution forcée, le harcèlement sexuel, l’esclavage sexuel, le mariage forcé,la mutilation sexuelle, la zoophilie, le trafic et l’exploitation d’enfants à des fins sexuelles, la grossesse forcée,la stérilisation forcée, la pornographie mettant en scène des enfants, et la prostitution des d’enfants.

Les violences sexuelles sont une de forme des formes des violences faites à la femme et à la jeune fille, ayant des conséquences très néfastes de générations en générations, ces violences sont commises en famille, dans la société, dans les milieux professionnels, scolaires et académiques, voir même dans les milieux considérés comme pieux quelques fois, les confessions religieuses, en temps de paix et en temps des guerres

Depuis le lancement de sa première campagne mondiale de lutte contre les violences faites à la femme e 1996, le RAF, a pérennisé la culture de 16 jours d’activisme jusqu’à ce jour, célébrés chaque année du 25 novembre (journée internationale de lutte contre les violences faites à la femme), jusqu’au 10 décembre (journée de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme), pour marquer les liens étroits entre les violences faites à la femme et la violation des Droits de l’Homme.

C’est pendant les 16 jours d’activisme, que les associations du Réseau en campagne, arrivent à collecter les différents cas des violences à l’égard des femmes, d’où en 2002, le besoin de proposer la réforme du code de la famille s’était fait sentir.

Pendant les échanges, les défenseurs des droits de la femme avaient découverts que les violences domestiques avaient pour soubassement la loi sur la famille.

Et le RAF élabora, le document appelé, le document portant changement de statut juridique de la femme, en proposant des réformes par rapport aux dispositions discriminatoires, ce document adopté par plusieurs partenaires est au parlement pour subir des réformes, le plaidoyer à ce sujet se poursuit.

En 2003, l’ampleur des violences sexuelles constatées pendant les 16 jours d’activismes, période de conférence, débat, échange, avec la population pour leur expliquer leurs droits.

Les langues se sont progressivement déliées et ont donné l’occasion au RAF d’élaborer le projet ci haut cité, et qui était soumis à OCHA, HCDH et UNFPA et enfin donnant naissance à l’Initiative Conjointe de lutte contre les violences sexuelles, dont son volet judiciaire a parrainé, la loi sur les violences sexuelles, bien qu’il y ait le volet psychosocial, médical, et économico sanitaire.

Environs 500 milles cas incidents des violences sexuelles de 2004 à ce jour et la seule année 2007 a enregistré plus de 13 000 cas(source UNFPA).

Les stratégies de lutte contre les violences sexuelles se multiplient et le problème reste entier quant à la prise en charge réelle des victimes des violences sexuelles d’une façon intégrale, les campagnes de vulgarisation de la oi sur les violences sexuelles sont aussi menées par différentes Ong , comme par exemple l’’ACIDH et le FORFEM qui vulgarisent sur des pagnes, bandes dessinées, et loi imprimée en format de poche.

L’appui leur apporté ne suffit pas et certaines procédures judiciaires n’aboutissent pas fautes des moyens adéquats, bien que les cliniques juridiques du RAF ou d’autres structures assurent l’accompagnement judiciaire gratuit mais la question des frais de justice se pose, ainsi que celle des frais de vacation des avocats et avocates. Les victimes ne sont presque jamais dédommagées, et la réparation ne pas encore à l’ordre du jour par les instances compétentes.

Parmi les stratégies développées par le RAF pour lutter contre les violences faites à la femme, il bien sûre la sensibilisation lors des campagnes, les plaidoyers, mais aussi les cliniques juridiques.

Les cliniques juridiques, un mécanisme initié et introduit dans notre pays depuis 2000, pour permettre le rapprochement de la population avec la justice par l’intermédiaire des para juristes.

Ce cadre juridique imaginé par les défenseurs des droits des femmes, droits des enfants et des hommes, assure l’accompagnement psychosocial, juridique, orientation médicale et fourni des informations relatives aux droits de l’homme, bref, c’est la boutique des droits.

Les animateurs et animatrices des cliniques juridiques sont des personnes ayant soit suivis une formation en sciences juridiques(droit), soit autres formations ou autres disciplines scientifiques mais, ont été formé en certaines notions des droits humains, ce qui leur donnent la capacité d’intervenir pour assurer l’accompagnement judiciaire et juridique, ainsi que d’autres accompagnement ci-dessus cités.

Ces personnes sont des pédagogues, psychologues, médecins, infirmiers, sociologues etc.….

Pour terminer, la question des violences faites à la femme est dramatique, elle exige la lutte contre l’impunité, l’appui aux organisations de défense des droits humains et l’utilisation ou l’application des instruments juridiques internationaux et nationaux qui répriment les violences à l’égard des femmes,.

Les violences sexuelles utilisées comme arme en temps de paix et des guerres, ont une corrélation avec le VIH/SIDA.

Les femmes être humain, de sexe féminin, doit jouir de même droits que l’homme, l’ être humain de sexe masculin selon l’article premier de la Déclaration Universelle des droits de l’homme qui dit :

« tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans esprit de fraternité.

MADAME JOSEPHINE NGALULA KABEYA

COORDINATRICE NATIONALE/RESEAU ACTION FEMME

PRESIDENTE DE L’ONG FORUM DE LA FEMME MENAGERE »FORFEM »

SITUATION DE LA FEMME EN RDC SUR LA SANTE DE REPRODUCTION

Etats des lieux

  • Une fécondité précoce (20% des filles mères) âgée de 15 – 19 ans ;
  • Une fécondité élevée : 6 enfants par femme en moyenne ; faible taux d’utilisation de contraception 5,8%
  • Taux de mortalité maternelle 1289 décès pour 100.000 naissances vivantes ;
  • Taux d’avortement clandestin 30% ;
  • Violences sexuelles en moyenne dans la clinique juridique de RAF, 1 cas signalé chaque 2 jours à Kinshasa, dans les zones de conflits armés c’est la pratique quotidienne. Les effets de conflits armés brasage et les déplacements de population ont favorisé l’expansion des phénomènes de viol et violence sexuelles dans toutes les provinces existant ;
  • Violences domestiques : l’inceste, le coup, les blessures ; les injures, l’abandon, le rejet, la non prise en charge de la ration alimentaire, la séparation de corps unilatérale, la maltraitance de l’épouse par la belle famille, entrainent des maladies psychosomatiques (hypertension artérielle, cardiovasculaire, anterogastrite etc.) susceptible d’entrainer la mort précoce ; la maltraitance de la veuve, inexistence des centres d’hébergement des victimes chiffrées ;
  • Aucune Banque des données disponibles. Dernière études remonde des années 1999 – 2000 travail du prof Gambembo.

Le VIH/SIDA

  • Le nombre des personnes infectées est estimé à plus de 3 million, prévalence médiane estimée du VIH/SIDA auprès des femmes enceintes dans les sites sentinelles 4,6pourcentage, femmes enceintes vivant avec le VIH/SIDA(15-49ans) 130 120, pourcentage des femmes enceintes infectées par le VIH qui reçoivent un traitement antirétroviral complet pour réduire le risque de transmission TME 1,32.
  • La loi sur la protection des PVV qui existe, adoptée déjà à l’Assemblée Nationale et transmis au Senat pour discussion.

CE QUI EST FAIT PAR LES ONGS CONGOLAISES

  • Organisation des 16 jours d’activismes de la campagne mondiale de lutte contre toutes les formes des violences à l’égard des femmes depuis 1996, sensibilisation, plaidoyer, vulgarisation des textes, travail en synergie
  • Création et animation des cliniques juridiques, orientation médicale
  • Les différentes activités ci-haut favorisent les dénonciations et l’implication des partenaires nationaux et internationaux dans la lutte contre les violences faites à la femme pour améliorer leur santé.

DIFFICULTES

  • Manque financement pour les recherches ;
  • Manque de financement pour les ONGS qui travaillent sur la santé de la reproduction et le VIH ;
  • Manque de financement pour le renforcement ds capacités des ONGS membre.

CE QUE NOUS ATTENDONS D’EUX

  • Partenariat durable ;
  • Une collaboration (Financement, Logistique, Formation, Travail de recherche etc.).


Fait à Kinshasa, le 22 Jan. 2008

Joséphine NGALULA

Pour les Organisations Féminines