REFLEXIONS ET TEMOIGNAGES :
LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ET LA PROBLEMATIQUE DE LA TRANSMISSION VOLONTAIRE DU VIH/SIDA
Les violences faites à l’égard de la femme :
Les violences à l’égard de la femme sont reconnues comme la forme la plus criante de violation des Droits Humains à travers le monde dans toutes ses dimensions.
Quelles soient physique, morale, psychologique, politique, économique, culturelle, sociale, juridique, ou sexuelle, les violences renient la dignité de la femme.
En République Démocratique du Congo, un Pays post-conflit, et à conflits armés à répétition depuis son accession à l’indépendance en 1960, les femmes et filles sont prises comme cibles sexuelles, et subissent toutes les exactions en cette matière, avec toutes les risques d’infection aux VIH/SIDA, étant donné que la voie sexuelle , en est le boulevard par excellence.
Le Réseau Action Femme, « RAF », dans sa mission de promouvoir et défendre les droits humains de la femme, avait élaboré un projet en 2003 de lutte contre les violences sexuelles, et cette initiative appréciée par différents partenaires a donné naissance à la loi sur les violences sexuelles, Loi n°06/018 du 20 juillet 2006, modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940, portant code pénale congolais, et loi n°06/019 du 20 juillet 2006, modifiant et complétant le décret du 06 août 1959 portant code de procédure pénale congolais, laquelle réprime, dans son article 174 i, paragraphe 9 : la transmission délibérée des infections sexuellement transmissibles incurables, dont la plus grave et mieux connue est le VIH/SIDA . Toute l’histoire de la corrélation entre les violences sexuelles et le VIH/SIDA est là.
Cette loi réprime aussi, l’excitation des mineurs à la débauche, le souteneur et le proxénétisme, la prostitution forcée, le harcèlement sexuel, l’esclavage sexuel, le mariage forcé,la mutilation sexuelle, la zoophilie, le trafic et l’exploitation d’enfants à des fins sexuelles, la grossesse forcée,la stérilisation forcée, la pornographie mettant en scène des enfants, et la prostitution des d’enfants.
Les violences sexuelles sont une de forme des formes des violences faites à la femme et à la jeune fille, ayant des conséquences très néfastes de générations en générations, ces violences sont commises en famille, dans la société, dans les milieux professionnels, scolaires et académiques, voir même dans les milieux considérés comme pieux quelques fois, les confessions religieuses, en temps de paix et en temps des guerres
Depuis le lancement de sa première campagne mondiale de lutte contre les violences faites à la femme e 1996, le RAF, a pérennisé la culture de 16 jours d’activisme jusqu’à ce jour, célébrés chaque année du 25 novembre (journée internationale de lutte contre les violences faites à la femme), jusqu’au 10 décembre (journée de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme), pour marquer les liens étroits entre les violences faites à la femme et la violation des Droits de l’Homme.
C’est pendant les 16 jours d’activisme, que les associations du Réseau en campagne, arrivent à collecter les différents cas des violences à l’égard des femmes, d’où en 2002, le besoin de proposer la réforme du code de la famille s’était fait sentir.
Pendant les échanges, les défenseurs des droits de la femme avaient découverts que les violences domestiques avaient pour soubassement la loi sur la famille.
Et le RAF élabora, le document appelé, le document portant changement de statut juridique de la femme, en proposant des réformes par rapport aux dispositions discriminatoires, ce document adopté par plusieurs partenaires est au parlement pour subir des réformes, le plaidoyer à ce sujet se poursuit.
En 2003, l’ampleur des violences sexuelles constatées pendant les 16 jours d’activismes, période de conférence, débat, échange, avec la population pour leur expliquer leurs droits.
Les langues se sont progressivement déliées et ont donné l’occasion au RAF d’élaborer le projet ci haut cité, et qui était soumis à OCHA, HCDH et UNFPA et enfin donnant naissance à l’Initiative Conjointe de lutte contre les violences sexuelles, dont son volet judiciaire a parrainé, la loi sur les violences sexuelles, bien qu’il y ait le volet psychosocial, médical, et économico sanitaire.
Environs 500 milles cas incidents des violences sexuelles de 2004 à ce jour et la seule année 2007 a enregistré plus de 13 000 cas(source UNFPA).
Les stratégies de lutte contre les violences sexuelles se multiplient et le problème reste entier quant à la prise en charge réelle des victimes des violences sexuelles d’une façon intégrale, les campagnes de vulgarisation de la oi sur les violences sexuelles sont aussi menées par différentes Ong , comme par exemple l’’ACIDH et le FORFEM qui vulgarisent sur des pagnes, bandes dessinées, et loi imprimée en format de poche.
L’appui leur apporté ne suffit pas et certaines procédures judiciaires n’aboutissent pas fautes des moyens adéquats, bien que les cliniques juridiques du RAF ou d’autres structures assurent l’accompagnement judiciaire gratuit mais la question des frais de justice se pose, ainsi que celle des frais de vacation des avocats et avocates. Les victimes ne sont presque jamais dédommagées, et la réparation ne pas encore à l’ordre du jour par les instances compétentes.
Parmi les stratégies développées par le RAF pour lutter contre les violences faites à la femme, il bien sûre la sensibilisation lors des campagnes, les plaidoyers, mais aussi les cliniques juridiques.
Les cliniques juridiques, un mécanisme initié et introduit dans notre pays depuis 2000, pour permettre le rapprochement de la population avec la justice par l’intermédiaire des para juristes.
Ce cadre juridique imaginé par les défenseurs des droits des femmes, droits des enfants et des hommes, assure l’accompagnement psychosocial, juridique, orientation médicale et fourni des informations relatives aux droits de l’homme, bref, c’est la boutique des droits.
Les animateurs et animatrices des cliniques juridiques sont des personnes ayant soit suivis une formation en sciences juridiques(droit), soit autres formations ou autres disciplines scientifiques mais, ont été formé en certaines notions des droits humains, ce qui leur donnent la capacité d’intervenir pour assurer l’accompagnement judiciaire et juridique, ainsi que d’autres accompagnement ci-dessus cités.
Ces personnes sont des pédagogues, psychologues, médecins, infirmiers, sociologues etc.….
Pour terminer, la question des violences faites à la femme est dramatique, elle exige la lutte contre l’impunité, l’appui aux organisations de défense des droits humains et l’utilisation ou l’application des instruments juridiques internationaux et nationaux qui répriment les violences à l’égard des femmes,.
Les violences sexuelles utilisées comme arme en temps de paix et des guerres, ont une corrélation avec le VIH/SIDA.
Les femmes être humain, de sexe féminin, doit jouir de même droits que l’homme, l’ être humain de sexe masculin selon l’article premier de la Déclaration Universelle des droits de l’homme qui dit :
« tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans esprit de fraternité.
MADAME JOSEPHINE NGALULA KABEYA
COORDINATRICE NATIONALE/RESEAU ACTION FEMME
PRESIDENTE DE L’ONG FORUM DE LA FEMME MENAGERE »FORFEM »